Le 20 octobre 2014,
chez moi
Cigarette,
Aujourd’hui je prends ma plume car j’ai beaucoup de choses à te dire .
Ça va très très mal entre nous !
Je te suis fidèle depuis des années mais toi j’en doute. Tant et tant de fois j’ai dû aller te
courir après quand je m’apercevais que tu n’étais plus à mes côtés. Tu t’éclipsais, je ne sais
où! Toujours, je vivais dans l’anxiété, la peur que tu ne sois plus là. Alors, je te recherchai
partout; qu’il pleuve, qu’il vente. Je pensais ma vie si triste sans toi, si vide.
Tant d’années partagées ensemble, il y a eu l’amour au début, l’attachement ensuite.
J’avais besoin de toi !Mais tu vois, avant, j’avais besoin de toi tout près de moi 10,20, 30 fois par jour. Je ne pouvais pas me passer de toi toute une journée. Je n’osais même pas
l’envisager !
Dorénavant les choses ont changé ! Je ne veux plus te voir et ça fait déjà un moment que
cette envie m’a gagné ! Tu m’as, me fait et me fera du mal. Tu peux essayer de revenir vers
moi par je ne sais quel moyen, je ne te céderai pas !
C’en est trop, je ne veux plus entretenir de relation d’aucune sorte avec toi. Comment te
pardonner le mal que tu as infligé durant toutes ces années ? Mon corps se souvient encore
de tout les coups !
Aujourd’hui, j’ai la force de m’opposer à cette violence quotidienne. Je ne t’offrirai plus mes lèvres, mes mains. Pour ce qui en est du logement : toi et toutes tes affaires dehors! Ne pense même pas repasser de temps en temps. L’amitié, après tout ça, n’est pas envisageable et puis j’aurai trop peur que tout ça ne recommence…
Bon, il est vrai que cette séparation est difficile et compliquée. Ta présence au quotidien va
certainement me manquer. Une certaine nostalgie des bons moments passés ensemble et ton accompagnement dans les moments difficiles surgira parfois.
Je t’avais prévenue à maintes reprises que j’en avais ras le bol, que j’allais te quitter. Ça fait un bon moment que je te le répète. Combien de fois t’ai-je fait part de mon
mécontentement ?
Je m’absente souvent d’ailleurs en ce moment et te courre rarement après. Je m’évade de
cette relation qui m’emprisonne. Le désir d’être libre et de trouver un autre amour plus sain, est plus fort chaque jour.
D’accord ! Je reviens toujours! D’ailleurs, toi, non ! Je ressens que tu n’as aucun amour pour moi ! Et non, tu ne m’aimes pas ! Je te soupçonne même de ne rester que pour l’argent. Tant et tant d’argent dépensé : jamais tu n’as rien déboursé!
Alors pourquoi mourir d’amour pour toi ? A quoi ça rime ?
Quand je réussis à m’évader de cette relation, je prends conscience que je respire. Tu
m’étouffais ! Et puis je ne te supporte plus, même l’odeur de ton parfum m’est
insupportable !
Avant, dès que je voyais quelqu’un qui te ressemblait, ça me donnait trop envie de te voir.
Dorénavant, je peux me passer de toi. Je n’ai plus besoin, ni envie de te voir.
Tu m’es presque indifférente !
Adieu

