Avec un seul de tes doigts, juste en me frôlant telle la corde d’une harpe, tu me fais vibrer, pour donner une note si haute, qu’elle est en harmonie avec mes sentiments d’amour pour toi. Elle est élevée tels les cieux enchantés. Je ne peux quantifier sa portée. S’il s’avérait par mégarde qu’un autre de tes minutieux doigts venait à ne serait ce qu’à m’effleurer un peu, je ne suis pas en mesure de contrôler ce qu’il se passerait. Je n’ose l’imaginer bien que j’avoue en rêver. Il me plaît de penser que déjà ce modeste toucher me suffira et qu’il est déjà si bon que mon cœur affamé est déjà rassasié. Il me remplit de tant de sensations ce frôlement que mon être est comblé. Une autre note serait peut-être trop pour mon être éperdument amoureux. Que ferais-je de si grandes émotions ? A part être troublé infiniment ? J’ai peur de l’inconnu. Bien que je ne doute pas de tes talents d’harpiste, un être si charmant ne pouvant que produire des musiques dignes d’une magie féerique. Il me semble maintenant que j’ai eu tort de m’esquiver comme s’il y avait un danger. La lâcheté m’a submergé, me condamnant aux plus profonds regrets. Je n’ai plus qu’à espérer de tout mon cœur une prochaine fois.

