A l’aube de ce nouveau jour,
Où plus rien ne rime avec amour,
J’emporte mes espoirs et mes rêves ,
Auxquels je n’ai laissé aucune trêve,
Et des valises pleines de pierres.
Le vœu de partir ne date pas d’hier.
Je m’aide de puissantes ailes de métal,
Pour fuir par un voyage spatial.
Le compte à rebours peut se déclencher,
A toute vitesse le moteur doit s’enclencher,
Pour m’échapper et trouver une porte de sortie,
Oublier le pourquoi je suis parti.
Je me laisse alors entraîner par la nouveauté,
Être sauvé par une saine curiosité,
Et ne plus me lamenter sur la routine,
Sur un quotidien qui toujours me chagrine.
En haut, si haut, loin, si loin, je respire,
Je ressens des énergies qui m’attirent.
En apesanteur je n’ai plus peur,
Ce n’est pas comme si je meurs.
Mais plutôt je reviens à la vie,
Enfin je prends la distance dont j’avais envie.
Je peux m’envoler, planer et apprécier.
Rempli de gratitude j’ai envie de remercier.
Mais, sans ce voyage, je n’aurais pas pris conscience,
Que mes projets ont besoin de ma présence.
Ici-bas c’est là où mes rêves se sont créés,
C’est là où ils pourront se réaliser.
Alors je suis prêt à faire demi-tour ,
Cette échappée belle a un retour.
